La théorie de Fedora sur Père José

 

 

« Ce que je crois, allez le demander à Rome. »



Sens Interdit

 




L’HISTOIRE DU PERE JOSE

Le destin. Cet après-midi, comme par un fait exprès, Fedora tombe sur la date du dimanche 19 juin, jour de la fête des Pères. Avec, en-dessous de l’encart, un entrefilet journalistique  : « Qu’est-ce donc que le sacerdoce ? Elle fût saisie d’un doute.  Quelle est la définition réelle de cette fonction ? s’il s’agit, pour certains,  de la très noble fonction d’un prêtre , pour d’autres ce serait une fuite devant les réalités de la vie, travail, famille  le déni du réel et de l’appréhension objective de la réalité.  Si bien que le laconique « j’ai eu la foi mais elle m’a quitté, je me suis mis à douter », lui revint en mémoire et plus encore le « j’ai voulu quitter l’église même non délivré de mes vœux, redevenir un Homme« . Un virage d’adieu dans l’histoire du Père José qui n’a présagé, rien de banal.

A l’origine ! la foi du Père José était un besoin bien réel, chaque cas est particulier, sa foi lui avait fait embrasser la religion plutôt que la vie, dans les Livres c’est une révélation du fait Hébreu.   Ce prêtre, appelons-le José tout court, plus tard se prît à douter de la véracité de sa vocation, il décida alors de quitter l’église. Le Père José était ce qu’on appelle un aristocrate, une fin de lignée et son saderdoce coulait comme la source prend naissance en avant d’une rivière limpide. Prenant une autre direction, il s’est donc exposé au naufrage, il a supprimé le pont qu’il avait érigé sur l’abîme. Disons que dix années de sacerdoce du Père José ne l’auront  sauvé, un instant, du péché originel dans le jardin d’Eden ;

« Pourquoi permettre aux pasteurs de se marier et non pas aux prêtres »

Père José avait commenté mais bien plus tard. « Comment le mariage  éviterait bien des dérives ». Sans doute cherchait-il à expliquer qu’un prêtre ayant connu l’église garderait, après l’avoir quittée,  l’esprit faussé par ces années d’exil, mais surtout qu’un dangereux sentiment de culpabilité risquait s’insinuer en croix de cet abandon. L’homme retourné à la vie deviendrait incapable d’un jugement sain car le fardeau qu’il devrait porter tout au long de sa vie allait venir l’écraser, l’empêchant de s’y réinsérer.

L’une des principales raisons de l’abandon de l’église pourrait bien être la chair.  Que dire en effet d’un ancien prêtre ensuite qui abuse de sa propre fille ? Que le débat sur le mariage des prêtres qui fait rage n’est pas inutile. Un Pasteur a  le droit, le devoir même de fonder une famille ! Il semble qu’une fois sa décision prise,  le Père José s’éloigna de l’église. Que durant sa christologie, de l’illusion la plus complète, il passa ensuite dans l’indifférence la plus totale. Il perdit le besoin de croire. Ce qui, en soi, n’est pas dramatique (la perte du besoin de croire). Un simple affranchissement. Un soulèvement de couverture n’est-ce-pas ? Mais le reste ? La foi,  l’a-t-il vraiment eue ?

Securitas et perpetua tranquillitas. Hanc dabit animi magnitudo, dabit Constantia bene judicati tenax. » (Qu’est-ce que le bonheur ? Un état de paix et de sérénité continuelle. Les moyens d’atteindre à cet état sont la grandeur d’âme, la constance obstinément attachée aux saines décisions du jugement.)Sénèque (Epist.,92).

 

Blog de sagan33 : Site Clair_Obscur, Récits blogueuse II

Les choses ne sont pas aussi simple. Ses actes postérieurs montrent qu’il finit par prendre ses désirs pour des réalités. On peut prendre partie pour ces prêtres qui défroquent. Les soutenir contre leur Eglise, leur dire que s’ils ont quitté cette vie, ils sont non coupables. Que ceci est la vision de leur intime conviction et que la faute en incombe à une institution catholique rétrograde et hypocrite qui n’a pas su quantifier la profondeur de leur engagement.

Dans les journaux et autres publications religieuses sectaires,  personne n’ose en parler, et si l’on reste témoin qu’il n’est plus possible d’évoquer chaque cas en particulier,  posons-nous la question de savoir si ce prêtre désenchanté qui renonce à l’accomplissement de son Ministère, n’a pas eu tout de même assez d’années de réflexion devant lui (10 ans), avant de prononcer ses voeux ? Dont il ne sera délivré qu’au bout de décennies voire même jamais. L’éminent pouvoir épiscopal ne se laisse jamais faire. La période du noviciat ne sert pas à surseoir mais à réfléchir.

Que lui a donc appris l’église ? Que ce grand esprit chez l’homme de foi qu’il était, devait douter ? Si, chez le Père José ce besoin d’illusion s’éteignit le Père José continua de parler des impasses institutionnelles de l’Eglise et de la Gloire de sa religion. Déniant qu’il s’était perdu, la perte de la foi supprimait l’encadrement religieux le laissant seul comme la mère de l’oiseau qui s’envole abandonnant son petit dans son nid. D’honoré, il passa défroqué, rejetant la contemplation exclusive de l’amour de son Dieu et il en souffrit. Le pire est qu’il commit l’irréparable dans sa famille,  sans jamais un mot de regret, mentant, divaguant, menaçant durant plusieurs années. Parlant de l’irréalité sectaire universelle à une adolescente non en âge de comprendre. Mais sans aucun doute empreint d’un immense sentiment de culpabilité.

A la question de l’enseignement ?  la réponse est rien.

Père José est très loin, a été pardonné,  mais nous le savons, il n’avait aucun regret… de l’avoir vue pleurer. Rester dans l’illusion de la Sainte Triade, aurait été la solution.

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