Les travaux de Skinner

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Le comportementalisme

Je me comportementalisme !

Les travaux de Skinner

Explications du comportementalisme répondant.  Les travaux de Skinner sont dérivé des études sur l’apprentissage animal, dont le schéma de base est très simple à comprendre : un comportement produit une conséquence, et cette conséquence pourra renforcer ou non ce comportement. Le renforcement se traduit par une augmentation de l’émission du même comportement, en fréquence ou en intensité.

Une histoire de comportements. L’opérant, le comportement étudié, peut donc être l’objet d’un renforcement positif, ou d’un renforcement négatif, lorsque la conséquence entraîne une diminution de la fréquence du comportement. Il peut aussi « s’éteindre » en l’absence de renforçateur positif. Les renforçateurs primaires sont ceux qui sont liés aux fonctions vitales, physiologiques, comme la nourriture.

Les renforçateurs secondaires. L’expérimentation animale révèle également l’existence de renforçateurs secondaires acquis : si par exemple, en poussant un levier, un singe apprend à obtenir un jeton lui permettant d’obtenir de la nourriture, ce jeton fait office de renforçateur secondaire. Un renforçateur secondaire, s’il permet l’accès à divers renforçateurs primaires, présente l’avantage d’éviter la saturation, l’inefficacité qui résulte de l’emploi du même renforçateur primaire (le pigeon peut cesser d’avoir faim…).

L’argent du gain, un grand leurre. Ce rappel succinct permet de concevoir combien il est tentant de voir dans l’argent du gain un renforçateur secondaire, dès lors que le jeu est assimilé à un comportement. Les « machines à sous », cartes à gratter, etc., auront alors  valeur de programmes de renforcement aléatoires.

Tout est étudié dans les casinos. C’est ainsi qu’elles sont traitées par leurs concepteurs dans les casinos, lesquels visent, par définition, à renforcer « le comportement-cible » : « Mettre de l’argent dans la machine ».

  1. B.F. Skinner, « pape » du behaviorisme (*), ne pouvait manquer d’insister sur ce rapprochement d’une conduite humaine avec les mécanismes du dressage animal.
  2. En 1953, dans Science and human behavior (New York), il affirme :
  3. « L’efficacité de tels programmes à produire des taux de réponses élevés est connue depuis longtemps des propriétaires des établissements de jeu (…)
  4. Le gain ou la perte au long terme est presque sans importance au regard de l’efficacité de ce programme.
  5. Les joueurs débutent avec des mises tellement faibles qu’obligatoirement un renforcement positif se produit lorsqu’ils gagnent.
  6. Les joueurs augmentent alors leurs enjeux.
  7. C’est précisément ainsi que l’on parvient à programmer le comportement d’un pigeon ou d’un rat, en fonction d’un paramètre défini.
  8. Par la suite, une fois programmé, même si les récompenses (renforcements positifs) apparaissent rarement, le pigeon ou le rat s’acharnera à dépenser toute son énergie pour faire fonctionner le système dont il reçoit ses récompenses.
  9. De la même façon, le sujet joueur continuera à miser tout en perdant de l’argent. »

(*)
Le béhaviorisme est une méthode psychologique fondée sur l’observation objective. Watson aux Etats-Unis et Bechterev en Russie en sont les fondateurs.
Watson définit comme suit cette école :
“Le béhaviorisme prétend que le domaine de la psychologie humaine est le comportement humain. Il estime que la conscience n’est un concept ni défini ni utilisable”
Par exemple si quelqu’un se déclare heureux, cela se traduira par une extériorisation de son état physique – augmentation du rythme cardiaque, sourire  etc. Si aucun de ces phénomènes extérieurs étaient descriptibles – le béhavioriste conclurait alors la personne n’est pas vraiment heureuse.
Les limites de ce courant sont celles de toute étude objective de l’homme : une réaction humaine ne peut être seulement décrite du dehors, elle doit aussi être comprise du dedans.

 

 

 

 

Image Skinner 

Description
English: B.F. Skinner at the Harvard Psychology Department, circa 1950
Français : Photographie en noir et lanc du psychologue américain Burrhus Frederic Skinner, auteur de « Walden Two » (1948). L’avant du crâne légèrement dégarni et portant des lunettes, B. F. Skinner est habillé d’un costume et d’une cravate. Derrière lui, une étagère de livres.
Date circa 1950
Source self-made (by User:Silly rabbit). Updated in the Gimp by User:Michaelrayw2.
Author Silly rabbit



Extrait du livre Le Jeu de Marc Valleur et Christian Bucher

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